La dent de sagesse a un talent : arriver trop tard, trop de travers, ou pas du tout. À 19 ans comme à 42, le même gonflement derrière la dernière molaire, et cette impression de mâcher sur une éponge.
On ne l’extrait pas « parce que tout le monde le fait ». On regarde la radio. Si elle est droite, nettoyable, indolore, on peut la laisser. Si elle pousse contre la 7, si la gencive s’infecte à chaque cycle, le calcul change.
Péricoronarite : le mot savant, le vrai souci
Un capuchon de gencive retient des débris. Ça chauffe. Parfois la joue enfle. Antibiotique si l’infection le justifie, lavage, antalgiques. Puis on décide de l’extraction une fois le terrain calmé. Extraire dans le feu de l’infection, ce n’est pas un exploit. C’est une mauvaise idée.
Comment se passe l’extraction
Anesthésie locale. Temps variable selon que la dent est sortie ou encore sous l’os. Points de suture parfois. Compresse, glace, alimentation molle le soir. On vous dit clairement ce qui est normal (un peu de sang, une gêne) et ce qui ne l’est pas (fièvre, gonflement qui augmente au 3e jour).
Les dents du bas collées au nerf alvéolaire inférieur demandent une lecture attentive du cliché. Dans ces cas, on explique le risque de paresthésie. Rare. Pas nul. Autant le dire avant.
Douleur aiguë maintenant ? Voir aussi urgence dentaire.
